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Pourquoi faire partie du SCEP?

 

Section Locale 84Q


Il y a de nombreuses bonnes raisons. En voici quelques-unes :


Faire partie d’une équipe

Les syndicats ont pour principe de base de permettre aux travailleurs et travailleuses de s’unir pour négocier collectivement de meilleures conditions de travail. La procédure s’appelle la négociation collective et elle se termine par la conclusion d’une convention collective, qui est une entente ayant force obligatoire entre l’employeur et son personnel. La convention collective décrit les conditions de travail, y compris les avantages sociaux, les taux de rémunération, les heures de travail et bien d’autres.


Sécurité d’emploi

Si vous êtes syndiqué et qu’on vous congédie sans motif valable, votre syndicat peut vous permettre de recouvrer votre emploi. Si vous n’êtes pas syndiqué et que votre employeur vous congédie sans raison valable, la loi ne l’oblige nullement à vous reprendre à son service. Vous pourriez le poursuivre pour renvoi injustifié mais la seule réparation que vous obtiendriez serait pécuniaire.


Augmentation salariale

Les emplois assujettis à des conventions collectives paient en moyenne 32% de plus que les emplois qui ne sont pas assujettis à de tels contrats.

(Cliquez ici pour obtenir les données les plus récentes de Statistique Canada.)


Meilleures conditions de travail

Des heures de travail à la santé et à la sécurité ainsi qu’à la protection contre le harcèlement, les travailleurs et travailleuses syndiqués ont un meilleur milieu de travail que les autres. Ils peuvent obtenir de l’aide, au besoin, afin d’améliorer ou de défendre leurs conditions de travail.


Procédure de règlement des griefs

La convention collective indique la procédure à suivre pour faire traiter un grief contre l’employeur, ou contre un supérieur ou un compagnon ou une compagne de travail. Les personnes syndiquées peuvent se faire représenter par un avocat ou une avocate, au besoin.


Les familles en bénéficient

La syndicalisation améliore la qualité de la vie non seulement de l’employé ou de l’employée mais aussi de sa famille. Par exemple, bien des conventions conclues par le SCEP prévoient des régimes d’assurance-maladie et d’assurance dentaire, des congés spéciaux pour obligations familiales, et d’autres prestations qui s’appliquent même aux personnes à charge des membres.


Les collectivités en bénéficient

Le fait que leurs habitantes et habitants soient en santé et gagnent des salaires acceptables rend les collectivités saines et financièrement stables.


Tout le monde en bénéficie

Les pensions, les règlements sur la santé et la sécurité et les congés de maternité ne sont que quelques-uns des avantages qui n’existaient pas avant que les syndicats les obtiennent de haute lutte. Aujourd’hui, ils sont monnaie courante dans les lieux de travail. Même pour obtenir ce minimum de droits du travail fondamentaux, le mouvement syndical a dû mener une lutte amère pendant 200 ans.

Le SCEP, tout le monde en bénéficie


Le Syndicat canadien des communications, de l’énergie et du papier (SCEP) compte parmi les plus grands syndicats du Canada. Nos 150 000 membres travaillent dans de petites collectivités et de grandes villes de St. John’s (T-N) à Victoria (C-B). Ils oeuvrent dans des usines de pâtes et papiers, ou des compagnies de téléphone et des industries du pétrole, du gaz, des produits chimiques et de l’exploitation minière. Nous sommes des imprimeurs, des journalistes, des gens de la radio et de la télévision, des travailleurs et travailleuses de cantine, des programmeurs et programmeuses, des messagers et messagères... Des membres du SCEP fournissent de tout sur le marché!

Pourquoi un si grand nombre de travailleurs et travailleuses adhèrent-ils au SCEP?


Résultats
: Les employeurs comme les membres considèrent le SCEP comme un négociateur «coriace mais équitable». Nous suivons de près les tendances économiques et défendons les droits des travailleurs et travailleuses en négociant les meilleures conventions collectives possibles. Plus de 95% des conventions du SCEP sont conclues sans grève ou lock-out. Nous avons obtenu des règlements de griefs et des décisions arbitrales créant des précédents.


Ressources
: Le syndicat national met à la disposition de ses membres des résultats de recherche à jour pour les aider à atteindre leurs objectifs en matière de négociation collective et de législation. De plus, il met à leur service des compétences en matière de santé et de sécurité, un comité de la condition féminine voué à éliminer les obstacles à l’égalité au travail, un programme d’éducation de premier ordre, une publication trimestrielle livrée au domicile de chaque membre et bien d’autres ressources encore.

Vu la diversité des emplois des membres, les représentantes et représentants du SCEP ont l’expérience et les compétences variées qu’il faut pour affronter un vaste éventail de problèmes en milieu de travail. Puisqu’ils les transmettent aux dirigeantes et dirigeants des sections locales, les services professionnels disponibles à chaque lieu de travail ne manquent pas.


Respect
: Quand on fait partie d’un syndicat fort, on n’affronte pas seul son employeur. La solidarité des travailleurs et travailleuses qui se serrent les coudes est une force puissante.

Le SCEP est affilié au Congrès du travail du Canada, dans le cadre duquel la plupart des syndicats du Canada font front commun dans des dossiers qui influencent tous les travailleurs et travailleuses. De plus, le SCEP participe activement aux activités d’organisations groupant les membres d’industries semblables à l’échelle du globe, ce qui est très utile pour traiter avec des employeurs multinationaux.

Qu’est-ce que ça donne?


Vous en bénéficiez
: L’amélioration de vos conditions de travail -- des dispositions de votre convention collective sur la santé et la sécurité à la protection de votre emploi, à la sécurité d’emploi et à des augmentations salariales -- accroîtra la qualité de votre vie.


Votre famille en bénéficie
: Bien des conventions conclues par le SCEP prévoient des congés spéciaux pour obligations familiales, des régimes d’assurance-maladie et d’assurance dentaire et d’autres prestations qui s’appliquent même aux personnes à charge des membres.


Votre collectivité en bénéficie
: Le fait que leurs habitantes et habitants soient en santé et gagnent des salaires acceptables rend les collectivités heureuses et financièrement stables.

 

Vous avez le droit d’adhérer à un syndicat : la loi vous le garantit!


Dans toutes les parties du Canada, les employés et employées ont le droit légal de faire partie d’un syndicat ainsi que d’organiser et d’appuyer des activités syndicales et de participer à de telles activités. Les lois du travail l’indiquent clairement.

Par exemple, le Code canadien du travail stipule ce qui suit : «L’employé est libre d’adhérer au syndicat de son choix et de participer à ses activités licites.»

Des dispositions semblables figurent dans les lois provinciales du travail.

 

À quelle législation êtes-vous assujetti?
Provinciale ou fédérale?

La plupart des travailleurs et travailleuses sont assujettis à la législation provinciale mais certains relèvent de la compétence fédérale. Il s’ensuit qu’il est parfois difficile de savoir quelles lois s’appliquent à nous.

La plupart des membres du SCEP, y compris ceux qui travaillent dans des usines de pâtes et papiers et pour des journaux et des entreprises privées d’énergie et de chimie, relèvent de la compétence provinciale. Si vous travaillez dans une scierie, une fromagerie, une usine de plastiques ou une usine de gaz, il est probable que vous soyez de ce nombre.

La compétence fédérale englobe la radiodiffusion, les banques, le transport maritime, aérien, ferroviaire et routier, les compagnies de téléphone interprovinciales et les personnes qui travaillent directement pour la fonction publique et les sociétés d’État fédérales. Les membres du SCEP qui travaillent pour la SRC, des stations privées de radio et de télévision et des compagnies interprovinciales de téléphone et de communications telles que Bell Canada relèvent de la compétence fédérale.


Secteur privé ou public?

La plupart des travailleurs et travailleuses (qu’ils soient au service d’entreprises privées, de municipalités ou d’hôpitaux) sont assujettis à la législation du secteur privé.

Dans chaque province sauf la Saskatchewan et dans la compétence fédérale, les personnes engagées directement par le gouvernement (personnel de la fonction publique) ou par des sociétés d’État sont assujetties à une législation distincte du secteur public.


Syndiqué ou non syndiqué?

Les travailleurs et travailleuses non syndiqués ont des droits très restreints en milieu de travail qui leur sont accordés principalement par la législation sur les normes du travail.

Les personnes syndiquées ont des droits de beaucoup supérieurs. Elles jouissent non seulement de toutes les protections minimales garanties dans les normes d’emploi mais aussi des droits que leur attribue le code du travail (loi sur les syndicats ou les relations de travail). Ces droits supplémentaires comprennent le droit de déposer un grief, le droit à l’arbitrage, le droit à une représentation équitable et le droit de négocier collectivement.

Les travailleurs et travailleuses syndiqués ont en outre une protection supérieure en matière de santé et de sécurité et des garanties relatives aux droits de la personne.

Pour profiter de ces droits supplémentaires, il faut être syndiqué. (Pour savoir comment adhérer à le syndicat, cliquez ici.)

 
Normes d’emploi

Par suite de décennies de lutte du mouvement syndical, la plupart des provinces et le gouvernement fédéral ont adopté des lois prévoyant des normes minimales pour défendre les droits fondamentaux de tous les travailleurs et travailleuses, qu’ils soient syndiqués ou non.

Ces lois établissent les obligations de base de l’employeur envers son personnel sous les rapports, entre autres, du salaire minimum, des heures de travail, des jours fériés et des vacances. Elles sont la principale garantie des droits des personnes non syndiquées.

Malheureusement, les travailleurs et travailleuses non syndiqués ont souvent de la difficulté à faire respecter ces normes minimales par leur employeur.


Codes du travail

Le code du travail (également appelé loi sur les syndicats, loi sur les relations de travail ou loi sur les relations industrielles, selon le champ de compétence) :

prévoit votre droit d’adhérer à un syndicat cliquez ici
   
indique comment vous pouvez négocier une convention collective
 
met à votre disposition un procédure de règlement des griefs
empêche les employeurs de pratiquer une discrimination à votre égard (pour en savoir plus long sur les pratiques déloyales de travail

 

Pratiques déloyales de travail :


Votre employeur n’a pas le droit de pratiquer une discrimination à votre égard parce que vous décidez d’adhérer au SCEP. Si votre employeur recourt à des menaces ou à toute autre forme d’intimidation pour infléchir votre décision, le SCEP aura le droit de porter plainte pour pratiques déloyales de travail à la commission du travail appropriée. C’est clairement indiqué dans la législation du travail :


Code canadien du travail :

«Il est interdit à tout employeur et à quiconque agit pour son compte de refuser d’employer une personne ou encore de la suspendre, muter ou mettre à pied, ou de faire à son égard des distinctions injustes en matière d’emploi, de salaire ou d’autres conditions d’emploi, de l’intimider, de la menacer ou de prendre d’autres mesures disciplinaires à son encontre pour l’un ou l’autre des motifs suivants : elle adhère à un syndicat ou en est un dirigeant ou représentant - ou se propose de le faire ou de le devenir, ou incite une autre personne à le faire ou à le devenir -, ou contribue à la formation, la promotion ou l’administration d’un syndicat...»

 

Code du travail du Québec

"Aucun employeur, ni aucune personne agissant pour un employeur ou une association d’employeurs, ne cherchera d’aucune manière à dominer, entraver ou financer la formation ou les activités d’une association de salariés, ni à y participer...

Nul ne doit user d’intimidation ou de menaces pour amener quiconque à devenir membre, à s’abstenir de devenir membre ou à cesser d’être membre d’une association de salariés ou d’employeurs."


Les personnes syndiquées gagnent davantage
«On sait depuis longtemps que les personnes syndiquées gagnent plus que les personnes non syndiquées. Ce fait est confirmé par les nouvelles données sur la rémunération extraites de l’Enquête sur la population active», indique Statistique Canada dans le numéro de l’été 1998 de sa publication intitulée Le point sur la population active.

Taux de rémunération horaire moyen ($)

Employé-e-s syndiqué-e-s

Employé-e-s non-syndiqué-e-s

Tous les employé-e-s

18.57 14.04

Employé-e-s à temps plein

18.84 15.18

Employé-e-s à temps partiel

16.74 9.76
Avantages non-financiers Pourcentage d'employé-e-s ayant: - -

pension/REER de groupe

82.8 32.9

assurance médicale supplémentaire 

83.7 44.4

assurance dentaire

77.0 41.9

congés de maladie payés

77.2 44.7

vacances payées

84.1 65.3


Rémunération horaire moyenne selon la syndicalisation et l’âge au Canada en 1997

-

Âge

-

15 - 24 25 - 54 55+
Total $8.92 $16.88 $17.10
Syndiqués $11.43 $18.98 $19.30
Non-syndiqués $8.55 $15.60 $15.75